Road trip en camping-car sur la Route des Grandes Alpes : mon carnet de bord
De Thonon-les-Bains à Menton, j'ai roulé 700 kilomètres à bord de mon fourgon aménagé, enchaîné 17 cols de légende et dormi face aux glaciers. Voici tout ce que j'ai vécu, raté et adoré.
Juillet 2026
18 min de lecture
700 km parcourus
Ce blog est un espace personnel de partage. Les informations ici publiées reflètent ma propre expérience de passionné de camping-car road trip, elles ne remplacent pas les conseils d'un professionnel (mécanicien, guide montagne, assureur). Vérifiez toujours les conditions de cols et réglementations locales avant de partir.
C'est une route que les motards connaissent bien et que les cyclistes chérissent. Mais la Route des Grandes Alpes en camping-car, c'est une autre histoire. On parle d'un itinéraire de 700 kilomètres qui relie le lac Léman à la Méditerranée, traversant les Alpes françaises d'un bout à l'autre avec des cols qui frisent les 2 800 mètres. J'avais planifié ce camping-car road trip depuis deux ans. L'exécution, elle, a débordé de surprises.
Ce carnet de bord raconte les 12 jours de mon voyage, étape par étape, avec les erreurs que j'ai commises, les coups de coeur qui m'ont cloué sur place et les conseils techniques que j'aurais voulu lire avant de partir.
Avant de plonger dans les étapes, voici les chiffres clés de ce road trip moto camping-car alpin :
700kilomètres au total
17cols franchis
12jours de route
2 802m au col de l'Iseran
8bivouacs sauvages
4campings officiels
VéhiculeFourgon aménagé Citroën Jumper L3H2
Longueur6,36 m (format idéal pour les cols alpins)
Moteur2.2 HDi 140 ch (amplement suffisant)
Consommation réelle9,4 L/100 km (montée cols : jusqu'à 13 L)
Pourquoi la Route des Grandes Alpes en camping-car plutôt qu'en voiture classique
La question revient souvent quand je raconte ce voyage en camping-car à des amis. "Mais pourquoi pas un van de location, un SUV ?" La réponse tient en trois arguments que j'ai vécus concrètement.
D'abord, la liberté des heures. Les cols ferment à certaines heures en cas de météo dégradée, les parkings panoramiques se saturent dès 9h en juillet. En fourgon aménagé, j'ai dormi au pied du col du Galibier et j'étais le premier au sommet à 6h30, sous une lumière impossible à décrire. Aucun hôtel situé à proximité n'aurait permis ça.
Ensuite, la question du format de véhicule. Un grand camping-car intégré de 8 mètres serait passé difficilement sur certains lacets. Mon Jumper en L3 (6,36 m) s'est faufilé partout sans stress. C'est une donnée technique à prendre très au sérieux sur cet itinéraire.
Enfin, le coût. Les hébergements dans les vallées alpines en été culminent facilement à 120-180 € la nuit. Mon coût total sur 12 jours pour deux personnes était de 569 €. Le calcul est vite fait.
Camping-car, van ou voiture : ce que dit la route des Grands Cols
J'ai croisé les trois types de voyageurs sur cet itinéraire. Voici ma comparaison honnête, basée sur les contraintes réelles de la Route des Grandes Alpes.
Critère
Fourgon aménagé (6-7 m)
Van/Combi (4-5 m)
Voiture + tente
Grand CC intégré (8+ m)
Accessibilité cols étroits
Très bonne
Excellente
Excellente
Difficile (certains cols interdits)
Confort de nuit
Très bon (lit fixe)
Moyen (lit de conversion)
Dépend météo
Excellent
Budget hébergement
Faible
Faible
Très faible
Moyen (aires payantes)
Conso carburant cols
9-13 L/100
7-10 L/100
6-8 L/100
14-18 L/100
Liberté bivouac sauvage
Totale
Totale
Totale
Limitée (surface plane requise)
Cuisine à bord
Complète
Basique
Réchaud seulement
Complète
Stationnement cols/villages
Facile
Très facile
Très facile
Compliqué
Mon verdict personnel : le fourgon aménagé est le meilleur compromis pour ce road trip camping-car moto en altitude. Il passe partout, offre un vrai confort et reste sobre en carburant comparé à un intégré.
La préparation technique : ce qu'il ne faut pas négliger
Je suis parti deux semaines après une révision complète chez mon garagiste. Pas par habitude, mais parce que la Route des Grandes Alpes sollicite le véhicule de façon intense. Un col comme l'Iseran ou le Galibier, c'est 20 kilomètres de montée soutenue, puis 20 kilomètres de descente avec freinage constant. Le système de freinage doit être irréprochable.
Ma checklist technique avant départ
Plaquettes et disques de frein vérifiés (usure inférieure à 30%)
Liquide de frein remplacé (hygroscopique, critique en descente col)
Pneus avec profondeur de gomme suffisante (min. 4 mm pour l'altitude)
Niveau huile moteur vérifié et appoint emporté (1 L)
Courroie d'accessoires et alternateur contrôlés
Chaines neige embarquées (obligatoires sur certains cols jusqu'en juin)
Extincteur et trousse de secours à jour
Assurance assistance 0 km vérifiée (indispensable en altitude)
Un point que j'aurais pu négliger : la batterie auxiliaire. En altitude, les températures nocturnes descendent à 2-5°C même en juillet. Le chauffage d'appoint (j'ai un Webasto) consomme de l'énergie. Sans ma batterie lithium 200 Ah rechargée par le panneau solaire, les nuits auraient été beaucoup moins confortables.
Le carnet de bord : 12 jours, étape par étape
Voici la chronologie complète de mon camping-car road trip sur la Route des Grandes Alpes, du départ depuis Thonon-les-Bains jusqu'à l'arrivée à Menton.
J1
Thonon-les-Bains - Col des Gets
62 km | 1 450 m alt. max
Départ à 7h30 depuis Thonon, lac Léman dans le rétro. Les 30 premiers kilomètres longent la rive sud du lac, la route est large, le trafic fluide. À partir de Morzine, les choses sérieuses commencent. Les lacets vers le Col des Gets sont courts mais raides. Mon Jumper a bien géré en 3e rapport, sans surchauffe.
Bivouac : parking de l'aire panoramique du Col des Gets, gratuit, plat, vue imprenable sur les Aravis. J'y étais seul. Coucher de soleil à 21h15, température à 9°C.
Conseil pratique : le Col des Gets est accessible dès mai, bien avant d'autres cols de l'itinéraire. Si vous partez tôt en saison, c'est un excellent premier col pour "chauffer" le véhicule et les jambes.
J2
Col de la Colombière - Cormet de Roselend
88 km | 1 967 m alt. max
La journée la plus photographiée du voyage. Le Cormet de Roselend n'est pas le plus haut de l'itinéraire, mais le lac de Roselend à son pied est d'une beauté irréelle. J'ai passé deux heures là, à rien faire, à regarder l'eau verte et les sommets blancs se regarder en miroir.
La montée depuis Beaufort est magnifique. La route est bien revêtue, les virages amples. Un vrai plaisir de conduite même en fourgon. La descente sur Bourg-Saint-Maurice est plus sportive : 8 kilomètres de descente serrée où j'ai utilisé le frein moteur en permanence, vitesse 2.
Conseil technique : en longue descente de col, passez en frein moteur (rapport bas, laissez le moteur ralentir le véhicule) et évitez le frein à pédale en continu. Vous éviterez ainsi la surchauffe des plaquettes, un risque réel à ne pas sous-estimer.
J3
Col de l'Iseran - Bessans
71 km | 2 802 m alt. max
2 802 mètres. Le point culminant de tout l'itinéraire et du camping-car road trip. Le col de l'Iseran est le plus haut col routier des Alpes. Rien de moins. La montée depuis Val-d'Isère est à couper le souffle, pas uniquement à cause du manque d'oxygène.
Quelques informations techniques importantes pour les candidats au voyage : au-dessus de 2 000 mètres, le moteur perd environ 10 à 15% de puissance à cause de la raréfaction de l'air. Mon 140 chevaux se comportait comme un 120. Il faut anticiper les dépassements, ne pas traîner dans les virages, et garder une trajectoire ample. Les motos qui me doublaient souriaient dans leur casque, j'en suis sûr.
Bivouac à Bessans, dans la vallée, à 1 710 m. Nuit froide (3°C) mais parfaitement sèche.
J4-5
Col du Mont Cenis - Col du Galibier
96 km | 2 646 m alt. max
Deux jours chargés en émotions. Le col du Mont Cenis m'a réservé une surprise : son lac de retenue à 2 084 mètres d'altitude, entouré de prés verts et d'une chapelle baroque, est un des lieux les plus photogéniques du voyage. J'ai pris le café du matin assis sur le marchepied du fourgon face à l'eau. Moment suspendu.
Le lendemain, le col du Galibier. Pour les amateurs de voyage moto et cycling, ce nom parle. C'est une ascension régulière, longue, à 7-8% de pente sur 18 kilomètres. Côté moteur, la température a grimpé de deux graduations mais sans alarme. J'ai fait une pause au plan Lachat, comme le préconisent les manuels d'entretien pour ce type de sollicitation prolongée.
Col du Galibier pratique : le tunnel supérieur (2 556 m) est parfois fermé aux véhicules de plus de 5,5 m en hauteur. Vérifiez l'arrêté préfectoral avant de partir. Le col sommital (2 646 m) est lui ouvert aux véhicules légers. Mon fourgon de 2,55 m de haut n'a eu aucun problème.
J6
Briançon - Montgenèvre
45 km | journée repos technique
Briançon, c'est la pause méritée du milieu de voyage. La plus haute ville de France (1 326 m) dispose d'une aire de service camping-car correcte, d'une épicerie bio à proximité et d'une vieille ville Vauban inscrite à l'UNESCO. J'y ai vidangé les eaux grises, rechargé les réservoirs d'eau claire et fait une lessive digne de ce nom.
L'après-midi, visite de la citadelle à pied. Mes jambes se rappelaient que je n'avais marché que 200 mètres par jour depuis une semaine. La citadelle compense avec une montée bien raide.
J7-8
Col d'Izoard - Vars - Cayolle
112 km | 2 360 m alt. max
Le col d'Izoard m'avait été recommandé par un motard croisé à Thonon. Il avait raison. La Casse Déserte, ce paysage lunaire de pierriers orange et de roches érodées juste sous le col, est une des images qui reste gravée après le voyage. On dirait une planète étrangère coincée dans les Hautes-Alpes.
Le lendemain, le col de la Cayolle : 2 326 mètres, moins connu que ses voisins, mais techniquement plus exigeant. La route est étroite par endroits (3,5 mètres), quelques secteurs non revêtus sur 2 kilomètres côté Allos. Mon fourgon a passé sans dommage mais j'ai conduit attentivement, vitesse réduite, fenêtre ouverte pour entendre les véhicules venant en sens inverse avant de les voir.
Col de la Cayolle en camping-car : il est conseillé de ne pas dépasser 6,5 m de longueur sur ce col. Les fourgons et vans passent bien. Les intégrés de 8 m ou les camping-cars avec caravane sont à déconseiller fermement sur ce secteur.
J9-10
Gorges du Daluis - Guillaumes - Valberg
78 km | Alpes-Maritimes
Les Gorges du Daluis sont une révélation tardive. On quitte progressivement la haute montagne enneigée pour entrer dans un monde de roches rouges, de gorges profondes et d'une lumière méditerranéenne qui commence à pointer. La route serpente au bord de précipices de 200 mètres. Spectaculaire, sans être techniquement difficile.
J'ai passé la nuit à Guillaumes, petit village alpin où le camping municipal est tenu par une dame qui m'a offert un thé en me demandant d'où je venais. Ces rencontres, elles n'ont pas de prix sur un road trip en camping-car. C'est la géographie humaine du voyage qui complète la géographie physique.
J11-12
Col de la Bonette - Menton
148 km | Arrivée Méditerranée
La Bonette pour finir. La route de la Cime de la Bonette (2 802 m, ex aequo avec l'Iseran pour le titre de plus haut col routier d'Europe) est une boucle qui part du col de Restefond. On y monte pour descendre dans la vallée de la Tinée, puis rejoindre Saint-Martin-Vésubie et la vallée de la Roya.
À Sospel, j'ai senti l'air changer. Chaud, parfumé d'oliviers et de lavande. À 50 kilomètres de la neige du matin. C'est vertigineux comme transition. Et puis Menton, et la Méditerranée. J'ai garé le fourgon sur le front de mer, mis les pieds dans l'eau, et passé le reste de l'après-midi à rien faire d'autre que regarder la mer en me demandant comment j'allais rentrer.
L'arrivée à Menton côté camping-car : la ville est relativement restrictive pour le stationnement des grands véhicules. L'aire de service de Menton-Garavan (à l'est du port) est la solution propre. Réservation recommandée en haute saison.
Les cols et leurs réalités pour un camping-car : tableau récapitulatif
Col
Altitude
Ouverture typique
Difficulté CC
Longueur max conseillée
Col des Gets
1 172 m
Toute l'année
Facile
9 m
Cormet de Roselend
1 967 m
Juin à oct.
Modéré
9 m
Col de l'Iseran
2 802 m
Juillet à sept.
Modéré
8 m
Col du Mont Cenis
2 083 m
Juin à oct.
Facile
9 m
Col du Galibier
2 646 m
Juillet à sept.
Modéré
8 m (tunnel : 5,5 m haut.)
Col d'Izoard
2 360 m
Juillet à oct.
Modéré
8 m
Col de la Cayolle
2 326 m
Juillet à oct.
Difficile
6,5 m
Cime de la Bonette
2 802 m
Juillet à sept.
Modéré
8 m
Bivouac en altitude : la réglementation que j'ai consultée
La question du bivouac sauvage en camping-car en montagne est complexe. Je me suis renseigné sérieusement avant de partir. Les règles générales en France :
En dehors des parcs nationaux, le stationnement de nuit en camping-car sur la voie publique (parking, route, aire) est toléré dans la plupart des communes, à condition de ne pas sortir du véhicule pour camper (pas de table, chaise, auvent, etc.).
Dans les Parcs Nationaux (Vanoise, Écrins, Mercantour), le bivouac, même en véhicule, est soumis à une réglementation spécifique. La zone coeur est interdite au stationnement nocturne hors aires désignées.
Chaque commune peut prendre des arrêtés locaux restrictifs. Vérifiez sur le site de la mairie ou via les applications dédiées (Park4Night, Campercontact).
L'altitude ne change pas les règles juridiques : un col à 2 600 m dépend toujours d'une commune, d'un département et potentiellement d'un parc naturel.
Dans les faits, j'ai bivouaqué 8 nuits sans incident, en choisissant des endroits discrets, propres, en n'allumant aucun feu et en repartant sans laisser de trace. Le respect du lieu est la meilleure protection contre une réglementation croissante.
"La Route des Grandes Alpes n'est pas une destination. C'est un état d'esprit. On ne la fait pas pour arriver à Menton. On la fait pour les 700 kilomètres entre les deux."
Mon carnet de bord, col du Galibier, 5h42 du matin
Ce que je referais différemment
Tout voyage apprend. Voici les erreurs concrètes que j'ai commises et que je ne répéterai pas à la prochaine édition de ce road trip camping-car alpin.
Partir sans GPS offline chargé : le réseau mobile disparaît totalement sur de nombreux secteurs de haute altitude. J'aurais dû télécharger les cartes offline de Maps.me ou OsmAnd avant le départ. Les deux premiers jours, j'ai navigué à l'ancienne avec une carte papier. Pas dramatique, mais évitable.
Sous-estimer le temps d'arrêt : j'avais planifié 90 km par jour en moyenne. Sur les cols, 60 km prennent parfois 3 heures avec les pauses photos, les rencontres, les contemplations. La Route des Grandes Alpes n'est pas un itinéraire à avaler, c'est un itinéraire à mâcher lentement.
Ne pas emporter de roue de secours adaptée : mon fourgon était livré avec un kit anti-crevaison. En altitude, à 30 km d'un garage, un kit ne remplace pas une roue de secours. C'est ma modification numéro un pour le prochain départ.
Ne pas vérifier les horaires des services de ravitaillement : certains villages alpins n'ont qu'une épicerie ouverte le matin de 8h à 11h. Je me suis retrouvé à court de pain frais deux jours de suite. La solution : ravitaillement systématique dès que l'occasion se présente.
Les rencontres marquantes de la route
Un voyage en camping-car moto ne se résume jamais à un itinéraire mécanique. Ce sont les gens croisés qui donnent sa texture au récit.
Au col de l'Iseran, j'ai rencontré Michel et Claudette, 68 ans, en camping-car Hymer depuis 22 ans. Ils en étaient à leur 14e traversée des Alpes. Ils connaissaient chaque boulanger de la route, chaque source d'eau potable, chaque parking avec vue décente. Une heure de conversation qui valait mille kilomètres.
À la Cayolle, un groupe de motards bordelais en Triumph Tiger. On a déjeuné ensemble sur le col, partagé un saucisson et comparé nos modes de voyage. Eux roulaient léger, 45 litres de bagage total. Moi, j'avais ma cuisine, mon lit et ma douche. Ni eux ni moi ne nous enviions vraiment. Chaque format a sa logique, sa liberté propre.
Foire aux questions pratiques
Quelle est la meilleure période pour faire la Route des Grandes Alpes en camping-car ?
La fenêtre idéale est juillet-août pour avoir tous les cols ouverts simultanément. Certains cols (Iseran, Galibier, Bonette) ne sont accessibles que de début juillet à mi-septembre selon l'enneigement. En juin ou septembre, vérifiez col par col, certains peuvent encore être fermés.
Y a-t-il des péages sur la Route des Grandes Alpes ?
Non, c'est un des grands avantages de cet itinéraire. La Route des Grandes Alpes emprunte des routes départementales sans péage. Le coût carburant est donc le seul coût de transport. Pour mémoire, j'ai dépensé 214 € de carburant pour 700 km à deux personnes.
Peut-on faire cet itinéraire avec une caravane ?
Certains cols comme la Cayolle ou certains secteurs du Galibier sont formellement déconseillés voire interdits aux ensembles véhicule-caravane. Le camping-car ou le van en corps unique est nettement plus adapté. Si vous tenez à la caravane, étudiez les restrictions de chaque col avant de partir.
Les aires de service pour camping-car sont-elles nombreuses sur le trajet ?
Dans les grandes villes et stations (Bourg-Saint-Maurice, Briançon, Barcelonnette, Saint-Martin-Vésubie), oui. Dans les petits villages de haute altitude, c'est rare. Je recommande de faire le plein d'eau et de vider les eaux grises dès que l'occasion se présente, sans attendre d'en avoir besoin.
Faut-il un 4x4 ou une transmission intégrale pour cet itinéraire ?
Non, en juillet-août. Les cols sont entièrement goudronnés et libres de neige en haute saison. Mon Jumper en traction avant (2 roues motrices) n'a eu aucune difficulté. En revanche, si vous partez tôt en juin ou en septembre, des chaines neige sont utiles à avoir en réserve.
Prêt à préparer votre propre carnet de bord ?
Si ce récit vous a donné envie de tenter le voyage, je partage régulièrement mes ressources pratiques sur ce blog : itinéraires détaillés, listes de matériel, retours d'expérience et erreurs à éviter. Le camping-car road trip alpin est accessible à tous les budgets et à tous les niveaux d'expérience.